Alors que plusieurs spectateurs signalent avoir été piqués lors d’une projection du film « Alien » en présence de Sigourney Weaver, la Cinémathèque assure prendre le problème « très au sérieux ». Vapeur, détection canine… Quelles interventions sont menées contre ces parasites qui se cachent dans l’obscurité ?
Des insectes de la taille d’un pépin de pomme, mais une grosse polémique pour la Cinémathèque française. Lors d’une projection d’Alien de Ridley Scott, suivie d’une masterclass de l’actrice Sigourney Weaver, vendredi 7 novembre au sein de l’organisme situé rue de Bercy dans le 12e arrondissement de Paris, plusieurs spectateurs signalent avoir été piqués par des punaises de lit.
Madani Bendjellal, l’un d’entre eux, a publié des photos sur X, où l’on peut voir un parasite et de nombreuses piqûres alignées sur la peau. Il raconte qu’en tentant d’alerter le directeur général de la Cinémathèque, ce dernier lui aurait « tourné le dos en disant d’envoyer un mail de réclamation« .
« Aucune considération ni empathie pour faire une annonce pour prévenir du risque de ramener des punaises chez soi« , écrit le spectateur, alors que la capacité de la salle Henri Langlois dépasse 400 places. Il pointe du doigt « un problème sanitaire » et « une attitude honteuse envers le public« .
Un protocole hebdomadaire « renforcé »
Contactée, la Cinémathèque indique avoir reçu trois signalements à l’issue de l’événement, via le formulaire de contact et par mail. L’organisme confirme que deux interventions ont été menées suite à la projection, mercredi 12 et jeudi 13 novembre, avec « sondage, vérification et application de la vapeur« , et annonce qu’une « prochain passage » est prévue lundi prochain, avec « détection canine » et de nouveau un traitement à la vapeur. Puis une « récurrence tous les lundis« .
Face à la polémique, avec la publication de plusieurs articles de presse par Le Parisien, 20 Minutes ou encore franceinfo, la Cinémathèque assure par ailleurs dans un communiqué que ses équipes « prennent très au sérieux » le phénomène des punaises de lit qui « touche depuis plusieurs années l’ensemble des lieux recevant du public, ainsi que de nombreux foyers privés en France« .
« Désinfection par nébulisation » (autrement dit avec un vaporisateur) réalisée chaque semaine, détection canine et « traitement par pulvérisation de vapeur sèche à 180°C » chaque trimestre par une entreprise spécialisée… L’organisme met en avant un « protocole strict en place depuis 2021« . Elle souligne qu’ »en raison de la forte fréquentation de nos salles, qui accroît mécaniquement le risque, et des signalements très récents« , le protocole hebdomadaire a été « renforcé » avec une détection canine, un traitement à la vapeur sèche puis un nouveau « contrôle canin de validation« .
UGC, MK2… D’autres signalements ces dernières années
Alors que la Cinémathèque se dit « sincèrement désolée pour les désagréments que certains spectateurs ont pu rencontrer » et met en avant « des actions immédiates et rigoureuses« , ce n’est pas la première fois que la présence de punaises de lit est signalée dans des cinémas parisiens. En 2023, UGC avait ainsi annoncé des contrôles, des traitements et des procédures de détection canine à Bercy Village, et MK2 communiquait un budget de 100 000 euros par an dédié à la lutte contre ces insectes.
À lire aussi :Punaises de lit dans un UGC à Paris : le cinéma affirme avoir traité la salle
Réactions au piqûres, troubles du sommeil, angoisses, hypervigilance… Les risques associés aux punaises de lit, qui se nourrissent de sang humain mais qui ne transmettent pas de maladie, concernent surtout la santé mentale. Ces parasites se cachent dans l’obscurité, souvent dans les matelas et les sommiers.
« Disparue de la vie quotidienne dans les années 1950, la punaise de lit a fait son retour dans de nombreux pays développés depuis les années 1990. La recrudescence des infestations (…) s’explique en partie par l’évolution de nos modes de vie de plus en plus nomades, par nos modes de consommation favorisant l’achat de seconde main et par la résistance croissante développée par les populations de punaises aux insecticides« , retrace un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Selon un sondage Ipsos réalisé en 2023 pour un groupe de travail mis en place par l’Anses, qui alertait sur un « fléau » sanitaire, les punaises de lit avaient infesté environ un foyer sur dix en France en cinq ans.
France3
Cinémathèque : Des spectateurs signalent avoir été piqués lors du film « Alien »
Alors que plusieurs spectateurs signalent avoir été piqués lors d’une projection du film « Alien » en présence de Sigourney Weaver, la Cinémathèque assure prendre le problème « très au sérieux ». Vapeur, détection canine… Quelles interventions sont menées contre ces parasites qui se cachent dans l’obscurité ?
Des insectes de la taille d’un pépin de pomme, mais une grosse polémique pour la Cinémathèque française. Lors d’une projection d’Alien de Ridley Scott, suivie d’une masterclass de l’actrice Sigourney Weaver, vendredi 7 novembre au sein de l’organisme situé rue de Bercy dans le 12e arrondissement de Paris, plusieurs spectateurs signalent avoir été piqués par des punaises de lit.
Madani Bendjellal, l’un d’entre eux, a publié des photos sur X, où l’on peut voir un parasite et de nombreuses piqûres alignées sur la peau. Il raconte qu’en tentant d’alerter le directeur général de la Cinémathèque, ce dernier lui aurait « tourné le dos en disant d’envoyer un mail de réclamation« .
« Aucune considération ni empathie pour faire une annonce pour prévenir du risque de ramener des punaises chez soi« , écrit le spectateur, alors que la capacité de la salle Henri Langlois dépasse 400 places. Il pointe du doigt « un problème sanitaire » et « une attitude honteuse envers le public« .
Un protocole hebdomadaire « renforcé »
Contactée, la Cinémathèque indique avoir reçu trois signalements à l’issue de l’événement, via le formulaire de contact et par mail. L’organisme confirme que deux interventions ont été menées suite à la projection, mercredi 12 et jeudi 13 novembre, avec « sondage, vérification et application de la vapeur« , et annonce qu’une « prochain passage » est prévue lundi prochain, avec « détection canine » et de nouveau un traitement à la vapeur. Puis une « récurrence tous les lundis« .
Face à la polémique, avec la publication de plusieurs articles de presse par Le Parisien, 20 Minutes ou encore franceinfo, la Cinémathèque assure par ailleurs dans un communiqué que ses équipes « prennent très au sérieux » le phénomène des punaises de lit qui « touche depuis plusieurs années l’ensemble des lieux recevant du public, ainsi que de nombreux foyers privés en France« .
« Désinfection par nébulisation » (autrement dit avec un vaporisateur) réalisée chaque semaine, détection canine et « traitement par pulvérisation de vapeur sèche à 180°C » chaque trimestre par une entreprise spécialisée… L’organisme met en avant un « protocole strict en place depuis 2021« . Elle souligne qu’ »en raison de la forte fréquentation de nos salles, qui accroît mécaniquement le risque, et des signalements très récents« , le protocole hebdomadaire a été « renforcé » avec une détection canine, un traitement à la vapeur sèche puis un nouveau « contrôle canin de validation« .
UGC, MK2… D’autres signalements ces dernières années
Alors que la Cinémathèque se dit « sincèrement désolée pour les désagréments que certains spectateurs ont pu rencontrer » et met en avant « des actions immédiates et rigoureuses« , ce n’est pas la première fois que la présence de punaises de lit est signalée dans des cinémas parisiens. En 2023, UGC avait ainsi annoncé des contrôles, des traitements et des procédures de détection canine à Bercy Village, et MK2 communiquait un budget de 100 000 euros par an dédié à la lutte contre ces insectes.
À lire aussi :Punaises de lit dans un UGC à Paris : le cinéma affirme avoir traité la salle
Réactions au piqûres, troubles du sommeil, angoisses, hypervigilance… Les risques associés aux punaises de lit, qui se nourrissent de sang humain mais qui ne transmettent pas de maladie, concernent surtout la santé mentale. Ces parasites se cachent dans l’obscurité, souvent dans les matelas et les sommiers.
« Disparue de la vie quotidienne dans les années 1950, la punaise de lit a fait son retour dans de nombreux pays développés depuis les années 1990. La recrudescence des infestations (…) s’explique en partie par l’évolution de nos modes de vie de plus en plus nomades, par nos modes de consommation favorisant l’achat de seconde main et par la résistance croissante développée par les populations de punaises aux insecticides« , retrace un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Selon un sondage Ipsos réalisé en 2023 pour un groupe de travail mis en place par l’Anses, qui alertait sur un « fléau » sanitaire, les punaises de lit avaient infesté environ un foyer sur dix en France en cinq ans.
France3