Hantavirus sur un navire : Un virus transmis par les rongeurs 

Ce matin, les trois cas suspects à bord du bateau de croisière frappé par un foyer d’hantavirus ont été évacués. Le navire est actuellement toujours immobilisé au large du Cap-Vert. Il devrait rapidement reprendre la route vers l’archipel des Canaries pour y accoster.

France Culture

Le 6 mai 2026, des membres d'équipage vêtus de combinaisons de protection quittent le port à bord d'une ambulance maritime en direction du paquebot MV Hondius
Le 6 mai 2026, des membres d’équipage vêtus de combinaisons de protection quittent le port à bord d’une ambulance maritime en direction du paquebot MV Hondius ©AFP

Le navire de croisière devenu un foyer mortel flottant d’Hantavirus et dont les passagers erraient depuis plusieurs jours déjà, tels des pestiférés, au large du Cap-Vert a finalement reçu hier soir l’autorisation d’accoster aux Canaries. Il devrait arriver cette semaine sur l’une des îles de l’archipel espagnol. Probablement Tenerife. Un soulagement, bien entendu, pour ses 88 passagers et 59 membres d’équipage toujours à bord. Etant entendu que depuis le début de cette croisière maudite, trois personnes déjà sont décédées. De quoi alimenter les pires scénarios catastrophes s’agissant des risques épidémiologiques. Jusqu’à présent, tous les discours des spécialistes se sont montrés plutôt rassurant. Sauf que depuis ce matin on sait que la souche d’hantavirus détectée sur un des passagers du navire évacué en Afrique du Sud est celle des Andes, soit la seule souche, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre.

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