Lyon : Le furet est utilisé pour faire la chasse aux nuisibles.

Face à la prolifération des rats dans certains quartiers de Lyon, le furet est utilisé pour faire la chasse aux nuisibles. Une méthode ancestrale qui fait ses preuves.

C’est un chasseur par nature. Le furet creuse, se faufile, explore les interstices avant de ramener à la surface son nuisible favori : le rat.   

Ce matin-là, dans le quartier des États-Unis à Lyon, une vaste opération de dératisation à l’aide de furets se déroule sous l’œil médusé des habitants. En l’espace d’une heure et demie, plus d’une vingtaine de rats ont été capturés par des furets. 

« Le furet a été domestiqué il y a plus de 3 000 ans, il était déjà utilisé pour les problèmes de rongeurs sur les récoltes. On remet au goût du jour une technique ancestrale qui a fait ses preuves il y a bien longtemps » explique Yvan, ratier, qui pilote l’opération. 

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Face à la prolifération des rats dans certains quartiers de Lyon, le furet est utilisé pour faire la chasse au nuisible. Une méthode ancestrale qui fait ses preuves. • ©France Télévisions

Une technique très efficace

Ce quartier du 8ᵉ arrondissement fait face à la prolifération de rats depuis plusieurs mois. Potentiel porteur de maladies, le rongeur infeste ici immeubles, caves et espaces publics. Une nuisance sanitaire et visuelle qui empoisonne la vie des riverains.

Depuis 2022, le bailleur Grand Lyon Habitat recours à la technique du furetage, la chasse aux rats avec des furets. Une technique particulièrement efficace puisque le furet se faufile dans tous les trous et interstice où pourrait se cacher le rat, le forçant ainsi à sortir à l’air libre pour être capturé à la main par le ratier. 

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Plus de 700 rats capturés depuis juin

« Il y a une hausse de la population des rats ponctuelle. Elle s’explique par plusieurs causes : des gros travaux qui détruisent les zones de nichage du nuisible et des problématiques de dépôt de nourriture. On intervient avec cette approche de capture pour réguler. Plus de 700 rats ont été capturés depuis le mois de juin » détaille Benoit Crozier, responsable du service bâti, hygiène et sécurité de Grand Lyon Habitat.

Coût de l’opération : 50 000 euros. Après capture, les rats sont ensuite envoyés à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), qui réalise des prélèvements avant euthanasie.  

Les dératisations devraient se poursuivre jusqu’en octobre. L’an dernier sur le même secteur, plus de 2 000 rats ont été attrapés à l’aide de furets.