New-York mise sur le stress physiologique pour limiter la prolifération des rats

La métropole américaine mise sur le stress physiologique pour limiter la prolifération des rats dans ses rues.

New York intensifie sa lutte contre les rongeurs qui infestent ses quartiers, en déployant une approche scientifique inédite. Plutôt que de recourir uniquement aux méthodes traditionnelles, les autorités municipales exploitent désormais les mécanismes biologiques des rats pour freiner leur reproduction.

Le principe repose sur une observation simple. En réduisant drastiquement l’accès des rongeurs aux sources de nourriture, via une meilleure gestion des déchets et la sécurisation des bâtiments, les rats subissent un stress physiologique. Ce dernier perturbe leur cycle reproductif, entraînant une baisse significative des naissances. Des études préliminaires menées à Harlem confirment l’efficacité de cette méthode, avec une diminution notable de l’activité des rongeurs.

Pour compléter cette stratégie, la ville teste également des contraceptifs chimiques et des outils technologiques. Une application permet aux inspecteurs de cartographier en temps réel les zones critiques, tandis que des boîtes expérimentales analysent les préférences alimentaires des rats. Ces données orientent les interventions sur le terrain, ciblant les lieux où les nuisibles sont les plus actifs.

Les résultats semblent encourageants. Les signalements de rats ont chuté de 25 % en un an, et certains quartiers, comme Chinatown, parviennent même à stabiliser leur population. Avec un budget en hausse et des mesures renforcées, New York espère étendre cette tendance à l’ensemble de son territoire. Les habitants, quant à eux, constatent déjà une amélioration. Les rues sont plus propres, et la crainte de croiser des rongeurs s’est estompée.

Si le combat est loin d’être gagné, cette approche multifacette pourrait bien servir de modèle à d’autres métropoles confrontées au même fléau.