En France, Bactrocera dorsalis «fait l’objet d’un plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PNISU)». [X/@FrVerheggen]
Une agence fédérale belge a détecté un spécimen de la mouche orientale mi-juillet en Belgique. Si l’insecte n’est pas dangereux pour l’homme, il doit être surveillé, préconise L’ANSES.
On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre… Mais on peut retrouver des spécimens appartenant à la famille de cette espèce dans les fruits. C’est d’ailleurs ce qu’a découvert l’AFSCA mi-juillet. En effet, l’agence belge spécialisée dans la sécurité de la chaîne alimentaire a détecté un spécimen appartenant à l’espèce Bactrocera dorsalis, plus connue sous le nom de mouche orientale des fruits, à Bruxelles en Belgique. Mais selon le média 7sur7, deux nouveaux insectes ont été retrouvés dans les villes de Koekelberg et Anvers.
Une information qui fait écho à un rapport relayé par l’agence sanitaire française Anses, publié le 27 mars 2024. Selon cette dernière, pour éviter l’établissement de la mouche orientale des fruits en France, la surveillance de leur présence potentielle devait s’accroître. Même si aucun cas n’a encore été détecté en France, il serait de bon augure de redoubler de vigilance.
En effet, cet animal est considéré comme «un des ravageurs les plus dommageables» pour de nombreuses productions de fruits et légumes. «Afin de détecter tout foyer d’infestation le plus rapidement possible», l’Anses «recommande de renforcer la surveillance sur les marchandises importées et sur les cultures en zone méditerranéenne près des ports et aéroports», précise le document.
Aucun danger pour l’homme
Cette mouche figure parmi les 20 organismes nuisibles entraînant des quarantaines «classés comme prioritaires pour l’Union européenne». «Plusieurs foyers d’infestation ont été déclarés en Italie», et si «aucun foyer n’a été déclaré en France hexagonale», il y a aujourd’hui «une probabilité élevée d’entrée» en métropole de cet insecte, d’après l’agence sanitaire.
Si elle ne représente aucun danger pour l’homme, la mouche orientale des fruits peut décimer des productions. Originaire d’Asie, Bactrocera dorsalis est aujourd’hui présente dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne. Cette mouche, qui peut se développer dans «plus de 500 espèces hôtes de plantes», consomme essentiellement des mangues, agrumes, pêches, prunes, abricots, raisins, avocats ou tomates.
«La femelle pond ses œufs sous la peau du fruit, les larves qui en sont issues se nourrissent ensuite de la pulpe, provoquant ainsi une détérioration de la chair du fruit qui peut aller jusqu’à sa destruction totale», précise l’Anses.
Plan national d’intervention sanitaire d’urgence
Dans l’Hexagone, Bactrocera dorsalis «fait l’objet d’un plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PNISU), qui implique la mise en place de mesures de lutte en cas de foyer telles que des traitements insecticides, le piégeage des individus mâles pour limiter leur reproduction et des restrictions de circulation du matériel végétal».
La voie d’entrée la plus probable étant celle de l’importation commerciale de fruits et légumes en provenance de pays infestés, l’Anses «recommande de renforcer les inspections sur les marchandises les plus à risques, surtout si elles ne sont pas couvertes par des contrôles obligatoires dans le cadre de la réglementation actuelle, comme les fruits de la passion et les avocats par exemple».
Fin 2015 en Floride, la détection de cette espèce de mouche avait conduit à une déclaration «d’urgence agricole», ainsi qu’à la mise en place d’une quarantaine (avec interdiction de récolter) sur 250 km2 de terres cultivées, jusqu’à son éradication annoncée en février 2016.
Mouche orientale des fruits : quel est ce nuisible «ravageur» de récoltes ?
Une agence fédérale belge a détecté un spécimen de la mouche orientale mi-juillet en Belgique. Si l’insecte n’est pas dangereux pour l’homme, il doit être surveillé, préconise L’ANSES.
On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre… Mais on peut retrouver des spécimens appartenant à la famille de cette espèce dans les fruits. C’est d’ailleurs ce qu’a découvert l’AFSCA mi-juillet. En effet, l’agence belge spécialisée dans la sécurité de la chaîne alimentaire a détecté un spécimen appartenant à l’espèce Bactrocera dorsalis, plus connue sous le nom de mouche orientale des fruits, à Bruxelles en Belgique. Mais selon le média 7sur7, deux nouveaux insectes ont été retrouvés dans les villes de Koekelberg et Anvers.
Une information qui fait écho à un rapport relayé par l’agence sanitaire française Anses, publié le 27 mars 2024. Selon cette dernière, pour éviter l’établissement de la mouche orientale des fruits en France, la surveillance de leur présence potentielle devait s’accroître. Même si aucun cas n’a encore été détecté en France, il serait de bon augure de redoubler de vigilance.
En effet, cet animal est considéré comme «un des ravageurs les plus dommageables» pour de nombreuses productions de fruits et légumes. «Afin de détecter tout foyer d’infestation le plus rapidement possible», l’Anses «recommande de renforcer la surveillance sur les marchandises importées et sur les cultures en zone méditerranéenne près des ports et aéroports», précise le document.
Aucun danger pour l’homme
Cette mouche figure parmi les 20 organismes nuisibles entraînant des quarantaines «classés comme prioritaires pour l’Union européenne». «Plusieurs foyers d’infestation ont été déclarés en Italie», et si «aucun foyer n’a été déclaré en France hexagonale», il y a aujourd’hui «une probabilité élevée d’entrée» en métropole de cet insecte, d’après l’agence sanitaire.
Si elle ne représente aucun danger pour l’homme, la mouche orientale des fruits peut décimer des productions. Originaire d’Asie, Bactrocera dorsalis est aujourd’hui présente dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne. Cette mouche, qui peut se développer dans «plus de 500 espèces hôtes de plantes», consomme essentiellement des mangues, agrumes, pêches, prunes, abricots, raisins, avocats ou tomates.
«La femelle pond ses œufs sous la peau du fruit, les larves qui en sont issues se nourrissent ensuite de la pulpe, provoquant ainsi une détérioration de la chair du fruit qui peut aller jusqu’à sa destruction totale», précise l’Anses.
Plan national d’intervention sanitaire d’urgence
Dans l’Hexagone, Bactrocera dorsalis «fait l’objet d’un plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PNISU), qui implique la mise en place de mesures de lutte en cas de foyer telles que des traitements insecticides, le piégeage des individus mâles pour limiter leur reproduction et des restrictions de circulation du matériel végétal».
La voie d’entrée la plus probable étant celle de l’importation commerciale de fruits et légumes en provenance de pays infestés, l’Anses «recommande de renforcer les inspections sur les marchandises les plus à risques, surtout si elles ne sont pas couvertes par des contrôles obligatoires dans le cadre de la réglementation actuelle, comme les fruits de la passion et les avocats par exemple».
Fin 2015 en Floride, la détection de cette espèce de mouche avait conduit à une déclaration «d’urgence agricole», ainsi qu’à la mise en place d’une quarantaine (avec interdiction de récolter) sur 250 km2 de terres cultivées, jusqu’à son éradication annoncée en février 2016.
Cnews